La vie d'un papillon

Signes particuliers

Argus bleu
© D. Bringard / Biosphoto
Les papillons sont des insectes reconnaissables à leur thorax d’un seul bloc, à leurs deux paires d’ailes couvertes d’écailles et souvent colorées, à leur appareil buccal dit « suceur », formant une trompe rétractable permettant d’aspirer le nectar des fleurs. On distingue les "papillons de jour" ou rhopalocères, à antennes en massue, et les "papillons de nuit", ou hétérocères, à antennes en général ramifiées et en tout cas jamais en massue. Cependant, certains papillons dits de nuit vivent de jour… cette appellation peut donc être trompeuse !

Place dans l’évolution

Paon du jour
© R. Dauriac / Biosphoto
Les papillons sont l’un des groupes d’insectes les plus jeunes, ou peut-être devrait-on dire les moins vieux… En effet, leur évolution est parallèle à celle des plantes à fleur, et ils seraient donc apparus sous une forme très semblable à celle qu’ils ont actuellement il y a 150 millions d’années environ, à l’époque des dinosaures. Les premiers fossiles connus remontent au début du tertiaire, il y a tout de même une soixantaine de millions d’années. À comparer avec la naissance du genre Homo, notre genre, que l’on fait remonter à… 1 million d’années.
Les papillons rassemblent environ 160 000 espèces sur les 1,7 million espèces vivantes connues à la surface de la Terre. Ils représentent donc à eux seuls plus de 10 % des espèces animales répertoriées, battus en cela uniquement par les coléoptères (environ 25 % des espèces décrites…). En France, on connaît aujourd’hui 257 papillons de jour et 5 200 espèces de papillons de nuit.

Mode de vie

Cycle de vie du Machaon
© Flavia
Les œufs, de quelques douzaines à plusieurs dizaines de milliers, sont déposés par la femelle sur une plante hôte, et donnent naissance aux chenilles au bout de quelques jours (ou au bout de tout un hiver pour certaines espèces).
La chenille se nourrit le plus souvent des feuilles de sa plante hôte. Elle est généralement très difficile, ne pouvant se nourrir que d’une espèce de plante ou de quelques plantes proches. Elle grossit alors très vite, multipliant plusieurs fois son poids en quelques semaines, ce qui l’oblige à changer régulièrement de peau, celle-ci n’étant pas extensible : ce sont les mues. Arrivée au bon poids, la chenille se transforme en chrysalide, se fixant dans un coin tranquille le temps de réorganiser totalement son corps.
S’extirpant de l’enveloppe de la chrysalide sort le papillon adulte ou imago. Enfin muni d’ailes, le papillon tel qu’on le connaît le mieux se nourrit alors du nectar des fleurs, assurant au passage leur pollinisation. C’est à ce stade que les individus des deux sexes se retrouvent, grâce à des messages d’odeurs particulières, les phéromones. Les papillons ne survivent guère longtemps à l’accouplement et, pour la femelle, à la ponte. Ce dernier stade de leur vie aura duré de quelques semaines à quelques mois.

Ennemis et amis…

Merle de roche mâle avec des chenilles dans le bec
© G. Bortolato / Biosphoto
Les papillons sont l’un des premiers maillons de la chaîne alimentaire, et l’un des plus importants par le nombre d’individus consommés… Les principaux prédateurs des papillons sont les oiseaux, qui les apprécient tant sous forme de chenille que d’adulte, mais il faut aussi compter avec les araignées, les batraciens, les chauves-souris, les micro-mammifères, d’autres insectes et naturellement, comme pour tout être vivant, les parasites divers.

Mais les papillons ne sont pas que des victimes : comme toute espèce animale, ils interagissent avec les écosystèmes et entretiennent avec les autres espèces des relations de tout type. Symbiose avec les espèces végétales, dont ils assurent la pollinisation, recevant en échange de la nourriture sous forme de nectar. Parasitisme dans le cas de certains azurés de nos régions, qui vont provoquer, par des émanations d’odeurs ou la production d’une substance sucrée, un réflexe de protection chez des fourmis. Ces dernières transportent alors les chenilles au sein de la fourmilière, où elles vont les nourrir patiemment comme leurs propres larves, et même parfois se faire littéralement dévorer par leur invité indélicat !

Menaces

La monoculture a entraîné une perte de biodiversité.
© C. Thiriet / Biosphoto
Les activités humaines sont la principale cause de disparition des papillons. La destruction des habitats naturels (urbanisation, extraction de la tourbe…), l’utilisation d’insecticides, la standardisation et l’intensification des pratiques agricoles (remembrement et disparition des haies, diminution du pâturage extensif, enrichissement des prairies et modification des communautés de plantes, …), l’éclairage électrique nocturne et le changement climatique sont les principaux facteurs de la régression actuelle des papillons.

Protection

26 espèces de papillons sont protégées par la loi française depuis le 22 juillet 1993. Pour être efficace, une protection légale doit s’accompagner d’une sensibilisation du plus grand nombre, d’une meilleure connaissance de l’état des populations et de la mise en place de mesures pour favoriser la conservation des espèces concernées. Cela fait partie des objectifs du Programme « Papillons & Jardin » et de l’Observatoire des Papillons des Jardins.
 
 

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