Enquête 2010 : L'enquête Piérides
Comment les papillons s’adaptent-ils aux changements de leurs milieux de vie ? Pour aider les scientifiques à répondre à cette question, participez à l'enquête Piérides !
Les modifications des paysages et les changements climatiques : les papillons peuvent-ils s'y adapter ?
© P. Giraud / Biosphoto
De nombreuses études scientifiques suggèrent que la fragmentation des habitats naturels (découpage de l’habitat lié au passage de routes, de voies de chemins de fer, ou de toute autre structure, souvent d’origine humaine, divisant un paysage en de nombreuses petites zones) et le réchauffement climatique sont devenus les causes principales de perte de la biodiversité.
© R. Dauriac / Biosphoto
Les papillons, qui dépendent de la présence de certaines espèces de plantes à la fois pour se nourrir et pour pondre leurs œufs, sont particulièrement sensibles à la structure du paysage dans lequel ils vivent et aux changements climatiques. Leurs chances de survie vont donc fortement dépendre de leur capacité à trouver des habitats favorables pour leur alimentation et leur reproduction.
© B. Bergerot/MNHN
On peut donc supposer que, par sélection naturelle, les changements de leurs milieux de vie vont entraîner une modification de certaines caractéristiques morphologiques des papillons, leur biologie ou encore leurs comportements, leur conférant une meilleure survie dans de tels paysages.
Par exemple une meilleure capacité de vol ou une meilleure capacité à franchir des habitats inhospitaliers (parois, grillages, routes, zones traitées par des pesticides, etc.) pourraient être constatées chez les papillons les plus résistants.
Une enquête pour étudier les adaptations des papillons aux modifications de leurs milieux de vie
Piéride du chou © A. & J-C. Malausa / Biosphoto
Afin de mieux comprendre comment les papillons sont capables de s’adapter aux modifications de leur environnement, nous souhaitons donc comparer la taille et la couleur des papillons, et tester leur capacité de vol dans différents paysages plus ou moins fragmentés, et aux conditions climatiques différentes.
Nous avons choisi, pour ce projet, d’étudier la Piéride du chou (Pieris brassicae), un papillon qui se déplace sur de grandes distances (plusieurs dizaines de kilomètres, parfois plus).
© A & J.C. Malausa / Biosphoto
Pour cette étude, deux étapes sont nécessaires :
- La collecte de chenilles dans toute la France
- L'élevage des chenilles en serre et la comparaison des capacités des différentes populations provenant des différentes régions de France et ayant des milieux de vie différents.
Nous avons donc besoin de votre aide pour la première étape de cette étude, afin de récolter des œufs et des chenilles provenant d’un maximum de sites en France !
1. Rechercher les œufs et les chenilles
Partez à la recherche des œufs et des chenilles de Piéride du chou que vous trouverez dans votre jardin ou autour de chez vous. Tous les sites nous intéressent, du champ de choux au balcon fleuri en centre ville.
Quelques indices pour faciliter vos recherches : la Piéride du chou est principalement présente sur les choux cultivés et les capucines, donc c’est là qu’il faut la chercher ! On en trouve cependant également sur d’autres plantes, comme les crucifères. Les chenilles de Piérides du chou sont grégaires. Vous trouverez donc principalement des groupes (d’une dizaine à plus de 150) de chenilles se nourrissant sur une même plante.
>> Découvrir les plantes en photos
>> Découvrir les oeufs et les chenilles en photos
2. Stocker les chenilles et faire des photos
Lorsque vous pensez avoir trouvé des œufs ou chenilles de Piéride du Chou, prenez-les en photos, ainsi que la plante sur laquelle vous les avez trouvés. Placez-les ensuite dans une boîte ou un bocal (en plastique ou en verre) fermé mais aéré (les chenilles supportent mal l’humidité dans une boîte close). Si vous trouvez des chenilles déjà bien grosses (plus de 3 cm), n’en prélevez pas plus d’une cinquantaine. Prélevez, en même temps que les œufs ou chenilles, quelques feuilles de la plante hôte (selon le nombre de chenilles récoltées), que vous placerez également dans la boîte.
3. Remplir le formulaire et envoyez des photos de vos découvertes
Rendez-vous sur : http://www2.mnhn.fr/vigie-nature/spip.php?rubrique80
pour remplir au mieux le formulaire en ligne et envoyer vos photos, en indiquant au minimum l’adresse postale et en envoyant la photo des oeufs et chenilles, et de la plante sur laquelle vous les avez trouvés.
Cette étape nous permettra de vérifier l’espèce des œufs et chenilles que vous aurez trouvés, la Piéride du Chou pouvant se confondre avec les autres Piérides pour les non spécialistes. Si ce sont bien des Piérides du chou, vous recevrez rapidement l'affranchissement prépayé à coller sur le colis, à déposer au guichet de La Poste. Sinon, vous recevrez un mail vous précisant que ce ne sont pas les bons œufs ou les bonnes chenilles, et vous pourrez les relâcher !
4. Envoyez vos œufs et vos chenilles
Lorsque vous recevez l'affranchissement prépayé et portant l'adresse d'envoi, il ne vous reste plus qu’à envoyer votre boîte contenant les œufs et les chenilles par la poste.
Assurez vous que les chenilles ont toujours suffisamment à manger !
Des questions sur la recherche, la récolte, et l’envoi des chenilles, l’écologie de l’espèce… ? Contactez-nous par mail à : enquete-pierides@noeconservation.org
Rendez-vous prochainement pour retrouver tous les résultats de cette étude !
Merci de votre participation !
|